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À propos de l’abstention aux élections européennes…

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À propos de l’abstention aux élections européennes…

Message par Résistance politique le Dim 1 Juin - 0:42



Lorsque 60 % des adultes en France décident de ne pas aller voter, c’est le phénomène politique clé du scrutin. On parle en effet de 60 % de 43 millions d’inscrits. Auxquels il faut ajouter au moins trois millions de gens qui ne se sont jamais inscrits sur les listes électorales. Il s’agit donc de près de 30 millions de français de plus de 18 ans. Cela fait une sacrée majorité !
 
Ces « non-électeurs » ont-ils choisi de ne pas voter, ou leur non-participation est-elle le fruit du hasard ? Les spécialistes du sondage doivent le reconnaître : quand on parle des ouvriers et des employés, on atteint 70 % d’abstention ; quand on parle des cadres moyens et supérieurs, l’abstention baisse à 50 % ! Ne pas aller voter aux européennes est donc bien une attitude de classe sociale !
 
La conséquence est que le parlement européen, qui de toute façon ne parlemente pas beaucoup (puisque c’est le lobby du capital, la commission européenne, qui lui dit ce qu’il doit faire), est illégitime pour l’écrasante majorité de la population. Et je ne vous parle même pas de la Guadeloupe qui s’est abstenue à plus de 90 % ! La lutte de classe, ils nous ont déjà montré qu’ils savaient ce que ça voulait dire !
 
Essayons de comprendre les raisons des abstentionnistes…
 
D’abord, il est facile de remarquer que toutes les listes qui sollicitaient les suffrages des électeurs étaient toutes favorables à l’Europe (y compris, d’ailleurs le Front national, qui ne cherche pas à sortir de l’Europe, mais à renégocier les traités). Or, l’expérience concrète de quelques dizaines d’années de « construction » européenne montre bien que l’Europe est contre les ouvriers et les employés ; elle est pour la baisse des salaires et des pensions, contre les services publics, pour le chômage de masse, pour la concurrence entre les ouvriers des différents pays, et pour les revenus fantastiques du capital.
 
C’est cette expérience concrète qui s’exprime dans l’abstention. Et c’est pour cette raison qu’elle est le phénomène majeur de ce scrutin, parce qu’il faut le reconnaître : ce sont les abstentionnistes qui ont raison, et uniquement eux… Pas ceux qui prétendent « changer l’Europe », mais qui la soutiennent dans la réalité des faits en allant voter dans les urnes du capital !
 
C’est tellement vrai que le capital dominant, organisateur du scrutin et de ces débats, a fait des pieds et des mains pour minimiser autant que faire se peut l’abstention. On a vu deux méthodes à l’œuvre.
 
D’abord, la multiplication des listes. En général, on nous explique qu’il faut limiter le phénomène, parce que ça complique le scrutin, et que c’est malsain. Eh bien là, pas du tout : une trentaine de listes ont pu concourir ! Au final, trois listes sont au-dessus de 15 points, 8 entre 15 et 1 point. Toutes les autres (une vingtaine donc) sont en-dessous de 1 point ! Ah, mais c’est qu’il fallait ratisser large ! Le message était clair : vous n’allez tout de même pas vous abstenir quand vous avez un tel choix !
 
Petite remarque : la seule liste, à notre connaissance, qui avait comme mot d’ordre « sortir de l’Europe », l’UPR, s’est précipité dans le piège. Elle a dû certainement y laisser ses économies pour faire moins de 0,5 % et avoir 1 minute et 30 secondes de « présence médiatique » ! Flattée d’avoir réuni 77.000 électeurs (sur 43 millions…), elle n’est pas inquiète d’avoir pris à contre-pied « la France profonde » d’abstentionnistes ! Bien joué les gars !
 
Mais la lutte contre l’abstention s’est surtout jouée sur la promotion du Front national. Présenté par nos médias comme le champion de l’opposition à l’Europe (ce qui n’est d’ailleurs pas vrai, mais où est le problème ? Quitte à mentir, autant ne pas faiblir !), sa « présence médiatique » a été large et profonde. On peut d’ailleurs supposer qu’en effet, un certain nombre de personnes, et parmi lesquelles des ouvriers et des employés, réellement hostiles à l’Europe, mais encore attachées au système, ont choisi de voter FN. Tout le monde ne peut pas être au même niveau politique. Il y a toujours des traînards… La presse a pu ainsi se flatter que l’abstention n’avait pas progressé ce coup-ci, et qu’on était un peu en-dessous de l’abstention des précédentes européennes. «  Et y sont contents… ». 

Mais le véritable enjeu est là : s’abstenir ou ne pas s’abstenir, c’est soutenir ou ne pas soutenir le régime et ses modes de régulation qu’on peut bien qualifier de pourris ! Les bonnes âmes remarquent, doctement, que s’abstenir ne fait pas un programme. Naturellement. Mais ne pas voter, c’est ne pas participer à l’abrutissement médiatique. C’est aussi ne pas se poser les mauvaises questions et ainsi, se préparer aux bonnes réponses !
 
Est-ce si tordu, ce que je dis-là ? Pas tant que ça, car on a une référence historique magistrale.  Au milieu du XVIIIème siècle, les historiens remarquent deux choses. D’une part, la moitié de la population commence à savoir lire et écrire, c’est-à-dire que la communication n’est plus exclusivement orale ; et d’autre part, on constate une forte déchristianisation. Concrètement, dans les campagnes, les gens ne vont plus à la messe.
 
Or, le pouvoir royal de l’époque, basé sur la propriété foncière, était évidemment d’une très grande injustice : l’immense majorité des paysans travaillaient à en mourir pour que quelques nobles gaspillent l’argent qu’ils leur extorquaient ! Comment ce système pouvait-il survivre une seule journée ? Tout simplement grâce à l’Église, entièrement dans les mains des féodaux, et qui avait la fonction de faire accepter cette injustice ! Priez mes frères et ne râlez pas, le paradis est pour vous ! Ne plus aller à la messe n’était pas un programme bien sûr, mais c’était essentiel parce qu’ainsi, les paysans se soustrayaient à l’influence du clergé. Ils étaient ainsi disponibles pour des idées nouvelles. Les épis étaient mûrs pour la Révolution française.
 
Le parallèle avec l’abstention est raisonnable. Parce que nous vivons une immense injustice : le travail de la majorité de la population, méprisée et exploitée, est dilapidée par une poignée d’accapareurs. Comment cette injustice peut-elle se prolonger ne serait-ce que d’un jour ? Parce que nous sommes convaincus que c’est nous qui désignons, démocratiquement, nos dirigeants ! Rien n’est plus faux : que tu votes à gauche ou que tu votes à droite, ce sont toujours les mêmes qui gagnent ! Voilà pourquoi s’abstenir aux européennes, c’est faire le bon choix. Un choix d’avenir…

D.R.

http://www.resistance-politique.fr/article-a-propos-de-l-abstention-aux-elections-europeennes-123782714.html
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Résistance politique

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Re: À propos de l’abstention aux élections européennes…

Message par Laurence CR le Dim 1 Juin - 1:07

Mouais... Ne pas choisir, c'est tout accepter. Étrange principe. Votre groupe devrait s'appeler Passivité Politique et non Résistance. Je ne vois pas en quoi vous resistez...

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Laurence CR

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Re: À propos de l’abstention aux élections européennes…

Message par Résistance politique le Dim 1 Juin - 15:39

Bonjour Laurence,

Il ne s'agit pas de voter pour voter. Mais savoir pourquoi voter... ou ne pas voter. Nous te joignons ci-après l'article que nous avions publié juste avant les élections européennes. Tu trouveras toutes les raisons qui nous ont amené à ne pas participer à cette mascarade. Bien à toi. 

Le comité rédactionnel de Résistance. 



La plupart des sondages prévoient une abstention record de plus de 60% pour les prochaines élections du « parlement » européen. Et c’est tant mieux.

L’Union européenne est régie par des traités. Celui de Rome (1957) est économiquement libéral. Il érige la « libre concurrence » en principe intouchable. Quelques années auparavant, la CECA (Communauté européenne du charbon et de l’acier) avait mis en libre concurrence le charbon de France et celui de la Ruhr. Et comme le charbon de la Ruhr est bien plus facile à extraire que celui des bassins miniers français, parce qu’il est enfoui moins profondément et en couches plus épaisses et plus régulières, il était facile de prévoir ce qui allait arriver aux mines de Lorraine, du Nord-Pas-de-Calais et du Tarn. Pour l’acier, cela a pris un peu plus de temps, mais aujourd’hui, on peut dire que le grand patronat industriel allemand a atteint ses objectifs de 1940. Il a simplement dû être un peu patient…

Les tours de vis des traités de l’U.E.

Tous les traités qui ont suivi la CECA et Rome ont donné un nouveau tour de vis « libéral » à la « construction européenne », en mettant en concurrence les petits producteurs et les  mastodontes, en imposant des privatisations, en empêchant les États d’utiliser leur monnaie comme levier pour réduire leur déficit extérieur, etc. Le tout sous le regard bienveillant des États-Unis. Les réformes de la Politique agricole commune ont sinistré la petite agriculture et laissé le champ libre aux géants de l’agroalimentaire. Le mark s’impose sous le nom d’ « euro » à tous les pays signataires du traité de Maastricht, et étrangle toutes les économies… sauf celle de l’Allemagne.

En ce printemps, François Hollande, soi-disant élu « pour combattre la finance », impose l’austérité sous le nom de « pacte de responsabilité » : réduction des cotisations sociales des patrons (donc plombage des caisses de retraites et de la sécu) en échange de vagues promesses d’embauche qui ne seront jamais tenues (tous les précédents cadeaux aux chefs d’entreprises le montrent), poursuite du gel des salaires des fonctionnaires… Mais, même un président d’ultragauche serait obligé d’en faire autant (du moins s’il refuse de sortir de l’U.E.), puisque le TSCG (Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance) est entré formellement en vigueur le 1er janvier 2013 et commence à s’appliquer dans toute sa rigueur cette année. 

La fiction d’un « parlement européen »

Or, que peuvent les eurodéputés pour changer de politique et sortir de cette austérité « libérale » qui vide les poches des classes populaires pour gaver les banquiers ? Absolument rien ! Les traités européens sont à l’abri de tout vote du « parlement » de Bruxelles-Strasbourg ! Ils s’appliquent mécaniquement, et définitivement ! Quant à la politique monétaire, elle est fixée par la Banque centrale européenne de Francfort, à qui les traités garantissent une totale indépendance ! Si, par miracle, une majorité d’ultragauche était élue au « parlement » le 25 mai, le TSCG resterait quand même en vigueur avec sa « règle d’or » de l’austérité à vie, et les eurodéputés continueraient à travailler dans ce cadre. 

Alors, à quoi servent les eurodéputés ? Pourquoi organiser leur élection ? Pour faire croire au bon peuple que l’Union européenne est un espace démocratique. « L’élection » du 25 mai est une vaste tromperie. Et les grands médias ont beau se déchaîner pour tenter de culpabiliser les « mauvais citoyens » qui ont décidé de faire la grève du vote, ils n’arriveront pas à masquer cette évidence qui s’impose un peu plus chaque jour : voter aux européennes, c’est cautionner un système dictatorial.

PARF comme Payés À Rien Foutre !

Quant aux futurs eurodéputés, on peut se montrer indulgent avec eux en se souvenant que le mot « candidat » est de la même famille que « candide », et croire qu’ils se figurent qu’ils servent à quelque chose. Mais on peut aussi se rappeler un petit reportage d’une chaîne de télé allemande qui jette une lumière crue sur les motivations réelles de la plupart d’entre eux : 




Un système qui dépense autant d’argent pour chouchouter plus de 750 plantes vertes, c’est louche… Pas étonnant que la sécurité du « parlement » de Strasbourg finisse par intervenir et violer grossièrement la liberté de la presse au bout de quelques minutes !

Alors, le 25 mai, nous serons 60% à fêter la victoire de ceux qui ne sont pas dupes de cette grotesque mascarade !

Franz Lieber

http://www.resistance-politique.fr/article-le-25-mai-on-va-gagner-123682933.html
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